Vêtements et parures

Dans le volume II, sur 1200 objets dessinés, 822 sont des bijoux. Bagues, boucles d'oreilles, fibules, colliers, épingles ou encore bracelets de toutes les époques et de plusieurs régions du monde montrent que dans chaque société la parure est présente aussi bien dans la vie quotidienne que dans le passage vers l'au-delà.

Certains de ces objets admettent, en plus de leur fonction ornementale, celle d'ajuster et de maintenir les vêtements. À partir des broches et des épingles visibles, mais aussi des clous de semelles et des boutons, il est possible d'évoquer et de reconstituer les vêtements qui étaient portés.

De la même manière, les représentations des hommes et des femmes, dans les images peintes, les statuettes en métal ou les figurines en terre cuite sont susceptibles de nous renseigner sur les habits et les parures. Dans le volume 2, plusieurs statuettes montrent de manière plus ou moins tylisée les plis des tuniques ainsi que les bandeaux et les coiffures, les chaussures et les sandales.

Plus rares, car périssables, les vêtements en cuir et en fibres végétales offrent des informations directes. Les contextes favorables à la conservation de ces vestiges nous rappellent que peignes et épingles en bois, par exemple, étaient utilisés. Une semelle égyptienne retrouvée au bord de Nil constitue le seul vêtement conservé qui apparaisse dans les dessins de Muret.

Enregistrés comme objets remarquables lors des fouilles, ces vestiges étaient pourtant partie prenante de la vie quotidienne.